BIENVENUE
en Normandie
pour toute réalisation personnalisée
au 02 32 42 17 01
Christian COGNARD
8, route de Quillebeuf
27500 Pont-Audemer
tel: 02 32 42 17 01
cognardj5@orange.fr
Voulez-vous savoir
comment est conçu le projet
d'aménagement d'une bibliothèque,
sa création, son montage,
dans l'atelier de l'ébéniste
C. COGNARD,
et sa livraison chez les clients?
Partez à la découverte
de la fabrication
de ce meuble sur mesure,
en cliquant sur le livre...
Je vous offre un éventail de modèles d'armoires anciennes
par le biais de leurs restauration dans notre atelier.
Quelque soit le style,
elles sont toujours différentes les une des autres!
Ceci s'explique par les nombreux ateliers d'ébénistes
et de menuisiers qui maillaient les campagnes et les villes.
On ne connaisait que le sur mesure,
les meubles étaient des pièces unique, "faites à façon".
L'armoire normande en chêne que nous avons restaurée
est issue de Condé sur Noiraud, dans le Calvados (14).
Elle est maintenant sur la région de Pont-Audemer.
Elle a été fabriqué première moitié du 19ème,
offerte pour le mariage, vers 1910, des parents de notre cliente,
et avait déjà subit des restaurations.
Nous l'avons néttoyée afin de la dégraisser .
Avant céruse, une porte et un côté.
Bouquet sculpté sur le fronton de la corniche.
Corbeille de fruits et fleurs
Médaillon central des portes.
Après révision de l'équerrage des portes,
chevillage de l'armoire et céruse.
L'armoire familiale se transforme grâce à la céruse
qui rempli les pores et laisse apparent le ton du bois,
un aspect moderne qui convient parfaitement
à l'architecrure contemporaine de la maison de nos clients.
Voici des BONUS
(comme lorsque vous achetez un film en DVD)
Fabrication de chevilles en
chêne, par l'ébéniste.
Celles qui sont en façade sont numérotées,
chacune a sa place.
Détail du bouquet sus nommé, mais cérusé!
Le médaillon itou!
La traverse du bas cérusée.
Celle-là c'est de l'excusivité, puisque vous ne l'aviez pas vue.
Sorte de marguerite stylisée.
On la retrouve fréquemment sur la traverse bas des armoires sculptées.
Bouquet du haut des portes.
La différence avec les photos précédentes?
Réponse: Avant céruse!
(C'était juste pour voir si vous étiez toujours avec moi).
Un très vieux meuble laissé à l'abandon
dans un bâtiment de corps de ferme, cela fait du dégât!
Et pourtant...
ce confiturier en chêne massif, dans sa simplicité,
trouve toujours acquéreur.
Il faut procéder d'abord à une restauration.
Des pieds et la traverse bas
qui étaient vermoulus.
Eclat de bois sur le tiroir, donc une enture.
Vous pouvez imaginer qu'après tout ce temps
le nettoyage de l'ensemble n'était pas surperflu!
Les arrières sont toujours intéressants à voir.
Vue de l'arrière qui est typiquement 18ème:
des planches à l'horizontal, en bois brut.
Après raccord de teinte et finition cirée.
Sans prétention, en gardant son authenticité,
voilà un meuble qui regagne sa place dans un intérieur.
Que savons-nous de l'histoire de ce meuble:
L'ARMOIRE?
La restauration de cette armoire normande de type cauchois,
et un pretexte pour découvrir son évolution à travers les siècles.
L'armoire est un élément très ancien du mobilier.
Elle servait à conserver divers objets utiles au quotidien:
papiers, livres, vaisselle, bijoux, armes, linges.
Elle était en concurrence avec le buffet.
Les placards encastrés dans une niche étaient nommés armoires.
Au Moyen-Age, époque de nomadisme, le coffre est le plus usité.
Du 16ème au 18ème, les salles étant vastes et hautes
les meubles d'apparats de grandes dimensions étaient à la mode.
Les armoires sont installées les unes à côté des autres
pour former une suite numérotée.
Cette habitude se retrouve jusque dans les milieux paysans
où les armoires de mariage des générations succéssives
s'alignent le long d'un mur.
L'armoire de mariage, objet d'orgueil,
s'il y en a qu'une,
doit être le plus riche possible.
Au 18ème, elle se transforme en bibliothèque
avec des portes grillagées ou vitrées.
L'armoire aux portes pleine sera réservée aux garde-robes
durant la période de la Restauration.
Au 19ème, avec l'ère industrielle et l'évolution des techniques
la vulgarisation des meubles se développe.
Ce fût la mode des armoires à glace.
Dans le même temps, le concept
"du mobilier de chambre à coucher" se détermine.
Celle-ci comprend:
un lit, une armoire (à glace), un ou deux chevets,
une ou deux chaises, une table ou une coiffeuse
et un miroir au-dessus de la cheminée.
Du coup "les gens de goût" méprisaient ce modèle d'armoire.
Revenons à notre armoire de mariage assez sobre,
du pays cauchois reconnaissable à sa corniche en forme.
Jusqu'aux pieds volutés.
Les sculptures du médaillon central des portes?
Des roses,
leur nombre déterminait la valeur d'achat du meuble.
Au 21ème siècle, nous sommes heureux de pouvoir conserver
nos armoires de famille, les restaurer,
elles représentent un objet de décoration , de rangement,
mais aussi de charme et certains parleront d'âme,
y verront avec bonheur, le reflet du passé.
Ce bureau ancien Louis XVI , plaqué bois de rose,
filets et encadrements des tiroirs en palissandre,
ses bronzes discrets mais non moins décoratifs,
nous a été présenté comme "un bureau de Dame"
par notre cliente.
Elle en a fait l'acquisition lors d'une vente aux enchères.
Par ses dimensions, ce bureau
trouvera facilement un endroit où se poser,
une pièce à agrémenter.
Ne mettons pas la charrue avant les boeufs,
et commençons la restauration de ce meuble.
Décapage du vernis décoloré, dépose du cuir usé
préparation des surfaces.
Bureau fabriqué à la fin du XIXème
les intérieurs sont donc en chêne massif,
il a conservé ses aménagements dans le tiroir double.
Souvent il manque la serrure intérieure, la clé,
le casier a disparu...
Ici tout est resté en place!
Vernis au tampon pour finition.
Nouveau cuir posé sur le plateau et les tirettes,
couleur naturel patiné.
Maintenant, il va rentrer ses tirettes,
et se préparer à suivre le court de sa vie
chez sa nouvelle propriétaire!
D'autres modèles de bureau?
Où une commode qui cache un bureau?
Je suis un fauteuil antique,
j'ai dépassé les 100 ans,
et même connu deux millénaires!
Mon bois est de l'acajou,
cela me donne une certaine...assise
(dans la hiérarchie chez les sièges)
Je suis un Louis XV revisité
car la fin du XIXème est une époque
où l'on aimait bien re-styliser les meubles,
ma coquille, mes feuilles d'acanthes...
J'ai dû subir quelques opérations,
l'ébéniste emploi le terme "restauration".
Grâce à lui mon ossature est solide,
mes assemblages consolidés,
mes taquets refaits à neuf,
une mattine lustre mon
bois.
Ne vous formalisez pas si vous me voyez ainsi suspendu!
Je ne souffre pas.
Je dirai même que je profite de la vue
car la fenêtre face à moi donne sur la rue,
elle me permet de suivre les saisons,
les déambulations des humains
aux activités multiples et mystérieuses.
Mais j'attends le jour
où le tapissier viendra me prendre
et m'emportera dans son atelier
pour me revêtir enfin de coussins, tissus et galons.
Je m'imagine alors tout en beauté,
m'installer dans un confortable salon,
où mieux, une bibliothèque.
J'y siègerai avec d'autres meubles tout aussi élégants que moi!
N.B.: Les élucubrations d'une antiquité...
Voici l'histoire d'Alex... et Tatia..
un jour leur chemin a croisé celui de l'ébéniste,
par la magie de la communication moderne
(traduisez: l'inernet et mon site)
pour donner vie a un projet qu'ils nourrissaient,
l'aménagement en dressing d'une pièce de leur maison.
En effet les habits s'entassent dans les armoires, ici et là...
et les enfants prennent autant de place que les adultes!
Alors que des placards bien conçus
avec séries de tiroirs, penderies et étagères valorisent l'espace,
meublent la pièce et la personnalise (surtout si c'est du sur mesure
comme dans le cas présent).
Dans le projet, il y a les croquis.
Ici nous découvrons, grâce à nos clients une peinture.
Le Bleu Lectoure dit " bleu charette",
teinture d'un beau bleu extrait d'une plante isatis tinctoria.
Ce pastel occitan a traversé les siècles, très prisé du 14ème au 18ème,
il provient de la règion de Toulouse, Albi, Carcassonne
dit "Pays de Cocagne".
Il avait des destinations prestigieuses telles que Londres, Anvers,
Hambourg, Bilbao, Saint Sébastien...
Dans la région, les paysans récupéraient les fonds de cuves
pour peindre en bleu les charettes, cornes de boeuf, portes et fenêtres,
car elle a un pouvoir répulsif sur les insectes.
Pour en savoir plus voici un lien:
Après approbation des clients, commence la réalisation...
Retour de la scierie.
Les portes sont grandes et l'ébéniste (aux doigts d'or),
doit avoir le regard (d'or)
pour choisir les planches de hêtre en conséquence:
le fil bien droit, sans défaut.
Voici d'ailleurs les montants moulurés d'une porte.
Nous arrivons directement à la phase de montage des cadres.
Mise en place des fiches à larder.
Hélas, les termes techniques sont parfois peu ragoûtants!
Ce sont les gongs des portes (autre mot, rigolo)
Belle enfilade de portes ayant un air un peu éthéré sans leurs panneaux.
A propos des portes voici les panneaux peints en bleu charette clair,
ils sèchent sur une sorte de clayette "fabrication maison".
Une porte en hêtre naturel.
La même couverte du bleu.
Et résultat final.
Maintenant l'ébéniste se concentre sur les intérieurs
fabriqués en mélaminé chêne anthracite.
Fabrication des tiroirs avec leurs coulisses sortie totale.
Montage des intérieurs.
Le travail terminé à l'atelier, il ne reste plus qu'à tout emporter
pour livrer le dressing à Clamart.
La place à aménager.
Montage et mise en place des caissons intérieurs.
Le cadre vient se positionner sur l'ensemble
comme dans un décor de théatre.
Une fois toutes les étagères, les tiroirs et les penderies montés,
ouf...
Jeu de contraste entre les intérieurs anthracite et le camaïeu de bleu
des portes, de la corniche, la plinthe et l'encadrement.
En résumé:
nous avons accompagné nos clients dans leur projet
et mené celui-ci à bon terme.
L'ennui n'a pas droit de citer
dans l'atelier de l'artisan ébéniste!
Modèle original,
ce bidet en acajou, fabriqué au 19ème.
Il lui manque la cuvette en porcelaine,
de toute façon ce siège est devenu
un objet de décoration et non d'utilité...
Le vernis a blanchi.
Sous toutes les coutures.
Décapage du vernis,
remise en teinte des parties blanchies.
La finition est un vernis au tampon.
Vernis ancien que l'on charge avec?...un tampon!
Celui-ci est fabriqué avec de la mèche
entouré d'une toile fine.
C'est un travail de patience, qui demande de l'énergie,
un savoir faire, et le désir de continuer une pratique
qui remonte à la deuxième moitié du 18ème
pour conserver aux meubles leur authenticité.
La spécificité du vernis au tampon
réside dans sa transparence et sa finesse,
cette dernière dépend du nombre de charge de vernis,
selon ce que l'on veut comme résultat:
plus ou moins brillant.
Des petites cases
dans l'accoudoir tapissé de cuir.
Tout est fait pour le confort de l'utilisateur!
L'intérieur est resté euh... nature.
Et oui, amusante constatation,
dans les meubles anciens on trouve
certaines parties travaillées avec grand soin
et d'autres plus ou moins cachées
dans un état très rustique.
Qu'est-ce que ce sera la semaine prochaine?
Et bien...une autre histoire, toujours particulière,
d'un autre meuble!
Voulez-vous en savoir plus sur le vernis au tampon?
Cliquez sur l'image, cet article est pour vous!
Nous remontons dans le temps,
puisque l'article qui est sorti samedi dernier
nous parlait d'une armoire normande du milieu XIXème.
Je vous propose aujourd'hui,
de faire un tour dans l'époque précédente le XVIIIème,
avec une armoire originale (dans tous les sens du terme).
Elle est impregnée de l'ambiance
et du travail des petits ateliers de province.
Je m'explique.
Cette armoire est fabriquée en plusieurs essences de bois:
L'if pour les portes et le traverse du haut , en façade.
Le chêne pour la corniche.
Le noyer pour les côtés et la traverse bas, en façade.
Montage du meuble à l'atelier et restauration.
Entures sur les assemblages bien abîmés,
et sur des moulures des portes.
Révision du fonctionnement des ferrures des portes.
Chevillage de l'armoire.
Nettoyage de l'ensemble.
Encaustiquage pour la nourrir et lui donner de l'éclat.
Les portes restaurées.
Vue de l'intérieur!
Vous pouvez imaginer le tranchant de l'outil,
precevoir la rudesse du bois à peine dégrossi.
Vous pouvez sentir la veine du bois
qui résiste à la lame de l'outil
parce qu'elle change de sens,
ou parce que les fibres du bois sont plus dures,
elles arrivent à dévier le fer du rabot, "du guillaume".
L'artisan a laissé le bois à peine travaillé.
On peut-être sensible à cet aspect brut,
qui donne la mesure de l'effort qu'il faut accomplir
pour obtenir du bois, les formes désirées.
Aujourd'hui nous allons suivre une enquête
sur une armoire normande en chêne,
restaurée à l'atelier, dans l'Eure.
En effet, je peux dater sa fabrication avec précision.
Vous êtes épatez?
En cours de restauration,
lors du démontage de l'armoire,
j'ai simplement découvert des inscriptions
sur la partie cachée par 2 tiroirs de l'étagère centrale.
L'artisan a même signé : "Levillain" au crayon.
Et il a daté: avrile 1856.
A plusieurs endroits!
Une partie de ce mot est effacée,
je lis: Mar.inrele.
Un nom? Le lieu de fabrication du meuble?
(Cela ne ressemble pas
au nom de ville ou village normand).
Mes investigations ont tourné court,
car je n'ai pas eu beaucoup de temps pour chercher,
il fallait avancer le travail et finir la restauration de l'armoire.
Les médaillons au centre des portes
ont une forme ovale très prononcée.
Ils sont généralement plus rond...
Sur la traverse du haut est sculpté un drapé Louis XVI.
La cliente désirait transformer l'intérieur en penderie.
Christian a déplacé l'étagère
(qui contient les précieuses informations)
au bas de l'armoire.
Révision des assemblage et rechevillage.
Consolidation de la corniche.
Façade nettoyée et ancaustiquée.
Puis livraison et remontage du meuble chez la cliente.
Un article sur les style normand et ses sculptures.
Cela vous tente? Osez cliquer sur l'image...
L'assemblage des différentes parties en bois
des meubles a évolué avec les époques.
A la fin du XVème apparaît
dans les ateliers d'ébéniste et de menuisier,
la coupe en "queue d'hironde"
(venant de queue d'hirondelle),
qui devient queue d'aronde.
Cet assemblage est de forme trapézoïdale.
Il se faisait avec les outils: le bédane, le tireboucler.
La renaissance s'étend entre le XVIème et XVIIème.
L'inconvénient est que l'assemblage est apparent sur la façade.
Le procédé est amélioré,
les assemblages deviennent invibles en façade.
A partir de la période industrielle,
éfficacité et rendement sont maître mot.
On a inventé la défonceuse, machine qui permet
de fabriquer des queues d'aronde régulières
et plus rapidement.
Tiroir en chêne, fin XXème.
Côté de tiroir ancien en chêne, démonté, sans la façade.
J'aime cette photo pour ses lignes et la couleur du bois.
Je sens l'authencité dans le vieillissement naturel et long,
de la couleur du bois;
le travail de l'outil à la main...pas tout à fait régulier.
La sensation de toucher là,
quelqu'un qui a vécu, il y bien longtemps
et qui me laisse une image, des traces de son passage ici...
Tiroir début XIXème époque Louis-Philippe.
Tiroir Louis XVI, queue d'aronde époque deuxième moitié XIXème
(la forme est un peu plus large)
Tiroir queue d'aronde époque XVIIIème.
Montage avec des clous.
Et de tout temps,
on trouve des assemblages au plus simple:
avec des clous
ET PUIS C'EST TOUT!