BIENVENUE
en Normandie
pour toute réalisation personnalisée
au 02 32 42 17 01
Christian COGNARD
8, route de Quillebeuf
27500 Pont-Audemer
tel: 02 32 42 17 01
jocelynecognard@gmail.com
Voulez-vous savoir
comment est conçu le projet
d'aménagement d'une bibliothèque,
sa création, son montage,
dans l'atelier de l'ébéniste
C. COGNARD,
et sa livraison chez les clients?
Partez à la découverte
de la fabrication
de ce meuble sur mesure,
en cliquant sur le livre...
En restauration de meuble plaqué.
Après décapage du vernis
(quand cela est nécessaire),
le ponçage se fait avec
un papier grain 240 usé
pour polir le bois, avant
de vernir au tampon.
En aucun cas n'utiliser
une machine ponceuse,
un racloir, ou un papier au gros grain.
-POURQUOI?
Pour préserver au maximum
l'épaisseur du placage et
conserver la couleur patinée
du bois ancien.
A force de retirer du bois,
il ne reste plus de placage
et la valeur du meuble en est diminuée.
Durant la restauration d’une commode ancienne,
dans notre atelier de Normandie ;
nous avons trouvé des clous forgés anciens.
Oui, mais pas de chez nous !
Ceux-ci (les clous à gauche) ont une tête rectangulaire,
quand les nôtres ont une tête ronde (clou à droite).
Ils sont de fabrication anglaise.
Etonnant non !
Voici l’article concernant leurs cousins français.
Si ça vous dit, cliquez sur l’image !
Je tiens ici un exemple,
avec ce secrétaire louis XVI d’époque,
en restauration dans notre atelier.

Si l’on a quelques trésors très personnels,
que l’on veuille les garder près de soi et pour soi.
Il y a ce tiroir central à retirer.

On découvre alors un double fond au caisson.
Repoussons-le sur le côté.
Et nous avons à la main un casier.
Mais, si vous êtes dans le secret…
vous saurez qu’il faut le repousser sur le côté droit.
Et vous verrez un ruban sur le côté gauche…
Tirez dessus.
Un nouveau casier apparaît.
Dans celui-ci vous y déposerez vos secrets les plus…secrets !
Votre esprit affuté se demande :
- "Comment pouvait-elle le savoir ?"
Vous apprendrez, que dans notre atelier,
pour restaurer les meubles,
il est indispensable ( le plus souvent),
de les « désosser » complètement.
Et c’est ainsi que j’ai découvert le poteau aux roses.
L’abattant fendu en son milieu.
Un flipot de bois est collé pour compenser le manque de bois.
Parfois il est possible de resserrer le plateau, mais pas dans ce cas là !
Après arasement du flipot et raccord de teinte.
Nous sommes au décapage du meuble,
un des tiroirs est mis à nu, l’autre pas encore.

Une vue de l’arrière et du côté (avant son décapage).

Ainsi nettoyé le jeu du bois est plus contrasté.
Et je finirai avec cette photo du secrétaire Louis XVI remis en état.
Un rempli-ciré pour finition,
(il n’avait pas été vernis au tampon).
Je suis donc restée dans l’esprit du meuble tel qu’il avait été voulu au départ.
Le cuir a été nourrit, les tâches d'encre sur le cadre, disparues.
Il est fabriqué en placage
de murier (pour les parties foncées)
en frêne (pour les parties claires)
Ce modèle de coiffeuse était assez courant,
d’ailleurs nous en avons souvent restaurés.
La particularité de ce meuble
s’est révélé au cours de la reprise de la finition.
Sur un montant de pied j’ai découvert une estampille !
Ce meuble a été fabriqué dans l’atelier de Nicolas Alexandre LAPIE,
rue de Charonne à Paris.
Nicolas Alexandre LAPIE (1730 – 1775)
reçu maître en 1764 fait partie de l’illustre famille d’ébénistes LAPIE.
L’inscription JME au-dessus de la signature
est le poinçon d’agrément de la jurande.
La jurande est une assemblée
chargée de faire respecter le règlement
d’une corporation de métier et de la représenter.
Le plateau avant nettoyage.
Après restauration, fermé.
La partie à gauche contient un caisson
que les clients ont conservé pour le retapisser.
Petit meuble sobre en noyer massif
avec filet buis sur les abattants.
Le miroir semble d’époque.
Il est un peu abîmé
mais cela fait justement partie de son charme…
-A quoi sert une maquille en ébénisterie?
-Cette question taraude votre esprit curieux?
Je ne vous laisserai pas sans réponse!
Voici une armoire époque Régence en chêne.
Elle a fait un petit séjour dans notre atelier pour diverse réparations:
révisions des assemblages,
de l'aquerrages des portes,
resserrage de panneaux...
Il manquait la partie haute en laiton d'une ferrure de porte.
Ce genre de modèle n'existe plus dans le commerce.
Christian a trouvé une solution.
il a tourné une pièce en bois (hêtre)
à l'identique de celles existantes.
J'ai fait une maquille, un trompe l'oeil en somme,
pour qu'elle ressemble à ses congénères.
J'ai un autre article: Qu'est-ce qu'une maquille?
Vous pourrez le voir si vous cliquez sur l'image...
Nous avons été contacté par un client, grâce à ce site,
pour la commande d'une corniche en chêne,
à fabriquer selon le croquis joint.

Les moulures des corniches se font avec l'outil:
la toupie.
On insère un fer en forme,
fabriqué par l'ébéniste,
dans l'arbre de la toupie.
Et on lance la machine (8000 tours à la minute...)
pour trancher le bois et lui donner la forme que l'on veut.
Mais avant tout cela,
il faut choisir les planches de bois et les débiter.
La corniche ne se fait pas en une seule fois.
Il faut plusieurs passage à la toupie,
avec différents fers,
Attention les doigts.
Confiance en soi, calme et un casque sur les oreilles
(les vibrations atteignent des tons graves et envahissent l'air,
elles peuvent impressionner les esprits sensibles...)
En attente, durant le changement de fer.
Encore un passage ou deux.
La corniche terminée.
Il reste à l'emballer.

Entourées de film plastique bulle,
et dans un caisson en contre-plaqué,
car les corniches ont un long voyage à faire.
Elles partent du Havre à destination de Saint Pierre et Miquelon,
chez "Habitat Confort" notre client.
L'ébénisterie est un métier bien surprenant!
Voulez -vous en savoir plus sur les fers?
D'un seul clic sur l'image, vous contenterez votre curiosité...
L'assemblage des différentes parties en bois
des meubles a évolué avec les époques.
A la fin du XVème apparaît
dans les ateliers d'ébéniste et de menuisier,
la coupe en "queue d'hironde"
(venant de queue d'hirondelle),
qui devient queue d'aronde.
Cet assemblage est de forme trapézoïdale.
Il se faisait avec les outils: le bédane, le tireboucler.
La renaissance s'étend entre le XVIème et XVIIème.
L'inconvénient est que l'assemblage est apparent sur la façade.
Le procédé est amélioré,
les assemblages deviennent invibles en façade.
A partir de la période industrielle,
éfficacité et rendement sont maître mot.
On a inventé la défonceuse, machine qui permet
de fabriquer des queues d'aronde régulières
et plus rapidement.
Tiroir en chêne, fin XXème.
Côté de tiroir ancien en chêne, démonté, sans la façade.
J'aime cette photo pour ses lignes et la couleur du bois.
Je sens l'authencité dans le vieillissement naturel et long,
de la couleur du bois;
le travail de l'outil à la main...pas tout à fait régulier.
La sensation de toucher là,
quelqu'un qui a vécu, il y bien longtemps
et qui me laisse une image, des traces de son passage ici...
Tiroir début XIXème époque Louis-Philippe.
Tiroir Louis XVI, queue d'aronde époque deuxième moitié XIXème
(la forme est un peu plus large)
Tiroir queue d'aronde époque XVIIIème.
Montage avec des clous.
Et de tout temps,
on trouve des assemblages au plus simple:
avec des clous
ET PUIS C'EST TOUT!
Le jeu sinueux de la veine du bois
sur la façade de ce buffet bas s'appelle
LA RONCE.
Vous remarquerez que la ronce habille ce meuble!
La façade de ce buffet est fabriquée en ronce de frêne,
et je précise bois massif
(cela aurait pu être du placage).
L'arrière était très abîmé,
les planches vermoulues,
cachées derrière du journal collé.
Christian a désossé complétement l'arrière.
Traité contre les insectes,
Il a été obligé de changer la traverse du bas.
Et entures sur les bas de pieds arrière.
Pour les motifs pas de sculpture,
mais une marqueterie faite
d'incrustation de bois de couleur foncé.
Les moulures des portes de style Louis XV
et la traverse bas chantournée.
Le faux-dormant
( la partie entre les 2 portes)
avec ses cannelures et les plaquettes
tient du Directoire.
Le charme du mobilier provincial
vient de ce mélange que les artisans
savaient faire selon leur propre inspiration.
Un nettoyage et encaustiquage de l'ensemble
lui ont redonné vie.
La loupe a ses adeptes...
Que savez- vous? Cliquez sur l'image!
Les clous ont un parcours assez divertissant!
Votre curiosité est clouée? Je veux dire piquée? Cliquez sur l'image...
A voir aussi:
Armoire Lorraine